mercredi 29 juin 2022

THE TRAVELER à la galerie Huberty & Breyne

 

 
 
 
 

 
 

Du 17 juin au 27 août a lieu à Bruxelles une exposition collective, dont j'ai le grand honneur de faire partie. Cela se passe à la galerie Huberty & Breyne. La liste des artistes qui y sont réunis me fait rougir de plaisir ! Et l'exposition promet d'être grandiose. Il faut dire que ce projet, pensé et initié par David Merveille, a de quoi stimuler plus d'un dessinateur. Il s'agissait d'inventer la couverture d'un magazine imaginaire intitulé "The Traveler". Chaque couverture est conçue à la manière du célèbre magazine "The New Yorker" et se présente comme une invitation au voyage dans un lieu cher à l'artiste.
 
La galerie expose les couvertures de 50 artistes, accompagnées de l'œuvre originale qui en a permis la réalisation. Une première salle accueillera les originaux, de techniques et de formats variés ; une seconde salle dévoilera plus de 100 unes inédites.
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
Bien que j'ai eu la chance de visiter de nombreuses villes marquantes, le choix s'est imposé assez vite, j'ai nommé Cotonou ! Où je me suis rendue 7 fois, pour des assez longs séjours (et où j'arrive mieux à me repérer que dans ma propre capitale !) Je suis vraiment ravie d'intégrer cette ville si charismatique à cette exposition, entre les œuvres représentant Berlin et Paris, New York et Bruxelles. Si de nombreuses œuvres mettent en relief l'architecture des villes choisies, j'ai décidé de présenter un autre monument de Cotonou : un monument mouvant, une tradition à la fois ancienne et vivante : j'ai peint un Revenant (ou Egungun en langue Fon). J'espère que mes amis béninois ne m'en voudront pas de tourner le dos à leur ville et d'orienter le regard du côté de l'atlantique, avec seulement la silhouette du port au loin. Voir un Revenant se mouvoir est tellement fort, marquant, unique, que j'ai eu très envie d'en peindre un. J'ai bien fait attention de peindre un Egungun vu à Cotonou, et non pas à Ouidah ou Porto-Novo. J'ai peint un Egungun avec respect face au mystère, admiration pour cette culture, et je l'avoue aussi, un frisson de le voir si près de moi, sur ma feuille. D'habitude, dessiner ou peindre un sujet nous donne la sensation de mieux le connaître, de percer ses mystères. C'est l'inverse qui s'est produit cette fois-ci. Ce revenant me parait encore plus mystérieux, inatteignable et intimidant maintenant. Je trouve les Revenants aussi fascinants de loin (lorsqu'on les aperçoit entre les arbres, ou se glisser parmi la foule) que de près (où il devient impossible de soutenir le regard) c'est pourquoi j'ai peint deux couvertures, pensées comme un diptyque. 
 
 

jeudi 14 octobre 2021

Casse-Noisette en librairie

 

 

 "Et maintenant, ma chère demoiselle, dit Casse-Noisette,
ayez la bonté de me donner la
main

et de monter avec moi."

 

Alexandra Dumas Histoire d'un Casse-Noisette 1844

 

 

Notre Casse-Noisette sort aujourd'hui en librairie !
Aux éditions Nathan et L'Opéra de Paris, adapté par Pascale Maret.
 
J'étais impatiente qu'il soit disponible car j'ai eu beaucoup de plaisir à l'illustrer.
Je dis "notre" Casse-Noisette car cette histoire a été déclinée dans beaucoup de versions différentes, de ballets différents... Notre album est initié par la volonté de l'Opéra de Paris de présenter "leur" Casse-noisette.
 
 
 Cette histoire inventée par Hoffmann (1816), a été réécrite par Alexandre Dumas (1844). Ce dernier a pris beaucoup de liberté pour livrer une nouvelle version pleine d'inventivité, assez peu fidèle à l'original.

J'ai tellement aimé la préface de Dumas, que j'ai envie de vous la partager...
Il raconte avec malice pourquoi il a réécrit ce texte : il en valait de sa survie, telle une Shéhérazade prise en otage, non par un roi fou, mais par une bande d'enfants intraitable. Il rend hommage à l'oralité du conte, sa part d'improvisation, et à l’exigence de faire de son mieux, même (et surtout !) face à des enfants, une question de vie ou de mort.




 
(astuce : ctrl + pour agrandir)
 
 
 

Il y avait une grande soirée chez mon ami le comte de M..., et j’avais contribué, pour ma part,
à grossir la bruyante et joyeuse réunion en y conduisant ma fille.
Il est vrai qu’au bout d’une demi-heure, pendant laquelle j’avais paternellement assisté à
quatre ou cinq parties successives de colin-maillard, de main chaude et de toilette de
madame, la tête tant soit peu brisée du sabbat que faisaient une vingtaine de charmants petits
démons de huit à dix ans, lesquels criaient à qui mieux mieux, je m’esquivais du salon et me
mettais à la recherche de certain boudoir de ma connaissance, bien sourd et bien retiré, dans
lequel je comptais reprendre tout doucement le fil de mes idées interrompues.
J’avais opéré ma retraite avec autant d’adresse que de bonheur, me soustrayant non seulement
aux regards des jeunes invités, ce qui n’était pas bien difficile, vu la grande attention qu’ils
donnaient à leurs jeux, mais encore à ceux des parents, ce qui était une bien autre affaire. J’avais
atteint le boudoir tant désiré, lorsque je m’aperçus, en y entrant, qu’il était
momentanément transformé en réfectoire, et que des buffets gigantesques y étaient dressés, tout
chargés de pâtisseries et de rafraîchissements. Or, comme ces préparatifs gastronomiques m’étaient
une nouvelle garantie que je ne serais pas dérangé avant l’heure du souper, puisque le susdit boudoir
était réservé à la collation, j’avisai un énorme fauteuil à la Voltaire, une véritable bergère Louis
XV à dossier rembourré et à bras arrondis, une paresseuse, comme on dit en Italie, ce pays des
véritables paresseux, et je m’y accommodai voluptueusement, tout ravi à cette idée que
j’allais passer une heure seul en tête-à-tête avec mes pensées, chose si précieuse au milieu de ce
tourbillon dans lequel, nous autres, vassaux du public, nous sommes incessamment entraînés.
Aussi, soit fatigue, soit manque d’habitude, soit résultat d’un bien-être si rare, au bout de dix
minutes de méditation, j’étais profondément endormi.
Je ne sais depuis combien de temps j’avais perdu le sentiment de ce qui se passait autour de
moi, lorsque tout à coup je fus tiré de mon sommeil par de bruyants éclats de rire. J’ouvris
de grands yeux hagards qui ne virent au-dessus d’eux qu’un charmant plafond de Boucher, tout
semé d’Amours et de colombes, et j’essayai de me lever ; mais l’effort fut infructueux, j’étais
attaché à mon fauteuil avec non moins de solidité que l’était Gulliver sur le rivage de Lilliput.
Je compris à l’instant même le désavantage de ma position ; j’avais été surpris sur le territoire
ennemi, et j’étais prisonnier de guerre. Ce qu’il y avait de mieux à faire dans ma
situation, c’était d’en prendre bravement mon parti et de traiter à l’amiable de ma liberté.

Ma première proposition fut de conduire le lendemain mes vainqueurs chez Félix, et de
mettre toute sa boutique à leur disposition. Malheureusement le moment était mal choisi, je
parlais à un auditoire qui m’écoutait la bouche bourrée de babas et les mains pleines de petits
pâtés. Ma proposition fut donc honteusement repoussée.
J’offris de réunir le lendemain toute l’honorable société dans un jardin au choix, et
d’y tirer un feu d’artifice composé d’un nombre de soleils et de chandelles romaines qui serait
fixé par les spectateurs eux-mêmes. Cette offre eut assez de succès près des petits
garçons ; mais les petites filles s’y opposèrent formellement, déclarant qu’elles avaient
horriblement peur des feux d’artifice, que leurs nerfs ne pouvaient supporter le bruit des pétards,
et que l’odeur de la poudre les incommodait. J’allais ouvrir un troisième avis, lorsque
j’entendis une petite voix flûtée qui glissait tout bas à l’oreille de ses compagnes ces mots qui me
firent frémir :
Dites à papa, qui fait des histoires, de nous raconter un joli conte.
Je voulus protester ; mais à l’instant même ma voix fut couverte par ces cris:
Ah ! oui, un conte, un joli conte ; nous voulons un conte.
Mais, mes enfants, criai-je de toutes mes forces, vous me demandez la chose la plus
difficile qu’il y ait au monde : un conte ! comme vous y allez. Demandez-moi l’Iliade, demandez-
moi l’Énéide, demandez-moi la Jérusalem délivrée, et je passerai encore par là ; mais un
conte ! Peste ! Perrault est un bien autre homme qu’Homère, que Virgile, et que Le Tasse, et le
Petit Poucet une création bien autrement originale qu’Achille, Turnus ou Renaud.
Nous ne voulons point de poème épique, crièrent les enfants tout d’une voix, nous voulons
un conte !
Mes chers enfants, si...
Il n’y a pas de si ; nous voulons un conte !
Mais, mes petits amis.. .
Il n’y a pas de mais ; nous voulons un conte ! nous voulons un conte ! nous voulons un
conte ! reprirent en chœur toutes les voix, avec un accent qui n’admettait pas de réplique.
Eh bien, donc, repris-je en soupirant, va pour un conte.
Ah ! c’est bien heureux ! dirent mes persécuteurs.
Mais je vous préviens d’une chose, c’est que le conte que je vais vous raconter n’est pas de moi.
Qu’est-ce que cela nous fait, pourvu qu’il nous amuse ?
J’avoue que je fus un peu humilié du peu d’insistance que mettait mon auditoire à avoir
une œuvre originale.
Et de qui est-il, votre conte, monsieur ? dit une petite voix appartenant sans doute à une
organisation plus curieuse que les autres.
Il est d’Hoffmann, mademoiselle. Connaissez-vous Hoffmann ?
Non, monsieur, je ne le connais pas.
Et comment s’appelle-t-il, ton conte ? demanda, du ton d’un gaillard qui sent qu’il a le
droit d’interroger, le fils du maître de la maison.
Le Casse-Noisette de Nuremberg, répondis-je en toute humilité. Le titre vous convient-il,
mon cher Henri ?
Hum ! ça ne promet pas grand-chose de beau, ce titre-là. Mais, n’importe, va toujours ; si
tu nous ennuies, nous t’arrêterons et tu nous en diras un autre, et ainsi de suite, je t’en préviens,
jusqu’à ce que tu nous en dises un qui nous amuse.
Un instant, un instant ; je ne prends pas cet engagement-là. Si vous étiez de grandes
personnes, à la bonne heure.
Voilà pourtant nos conditions ; sinon, prisonnier à perpétuité.
Mon cher Henri, vous êtes un enfant charmant, élevé à ravir, et cela m’étonnera fort si
vous ne devenez pas un jour un homme d’État très distingué ; déliez-moi, et je ferai tout ce que
vous voudrez.
Parole d’honneur ?
Parole d’honneur.
Au même instant, je sentis les mille fils qui me retenaient se détendre ; chacun avait mis la main
à l’œuvre de ma délivrance, et, au bout d’une demi-minute, j’étais rendu à liberté.
Or, comme il faut tenir sa parole, même quand elle est donnée à des enfants, j’invitai mes
auditeurs à s’asseoir commodément, afin qu’ils pussent passer sans douleur de l’audition au
sommeil, et, quand chacun eut pris sa place, je commençai ainsi :

 
 
 
 

 
 

 
 
 
C'est cette version d'Alexandre Dumas qui a inspiré Tchaïkovsky (en 1891) pour en tirer un ballet, chorégraphié par Marius Petipa. On a déjà traversé trois pays (Allemagne, France puis Russie...) en près d'un siècle. Près de cent ans plus tard (1985), on fait le chemin inverse de Russie vers la France avec Rudolf Noureev, nommé directeur de l'Opéra de Paris, qui chorégraphie une nouvelle version de Casse-Noisette. Elle deviendra la version officielle du répertoire de l'Opéra de Paris, à mon sens la plus belle. C'est en s'appuyant sur la version de Noureev pour l'Opéra de Paris que cet album est écrit et illustré.
J'aime voir ces chemins croisés entre la France et la Russie. Marius Petipa, danseur français qui s'épanouit en Russie et donne naissance aux ballets les plus célèbres. Rudolf Noureev, danseur russe qui s'épanouit en France et permet à celle-ci de proposer ses propres versions des ballets inspirés par Petipa. Je dis que la version de Noureev est ma préférée : elle est moins sucrée, plus approfondie, mystérieuse et freudienne... j'espère avoir transcrit au mieux d'ambiance des tableaux de sa version, entre rêve fantastique et cauchemars. Pascale avait déjà fait un beau travail d'écriture pour transmettre au mieux ce ballet.
 
 
 

 
 
 
 
 

mercredi 19 mai 2021

45 Artistes font leur Cinéma


 

 

Très heureuse de participer à l'exposition collective 45 ARTISTES FONT LEUR CINÉMA, 
organisée par la galerie Huberty & Breyne, au côté de dessinateurs dont j'aime énormément le travail.
 
Ce sera ma contribution au journal de cinéma La septième obsession sur Walt Disney, dont j'ai parlé précédemment, qui est exposée.
 
"Du 30 avril au 29 mai, la galerie Huberty & Breyne rend honneur au cinéma avec une exposition intitulée 45 ARTISTES FONT LEUR CINÉMA.
 
Face à la crise que traversent les salles de cinéma, Alain Huberty a fait appel à l'illustrateur David Merveille pour réaliser une exposition sur le cinéma afin de ranimer la flamme cinéphile du public.
Ce dernier, commissaire de l'exposition, a lancé une invitation créative auprès d'une cinquantaine d'artistes en leur proposant de s'exprimer sur ce que le cinéma représente pour eux. Le public aura le plaisir de découvrir de nombreuses œuvres inédites allant d'affiches de films revisitées à des portraits de comédiens, tout en passant par des objets ayant marqué le cinéma.
 
Artistes présentés :
François Avril, Alfred, Vincent Bal, Philippe Berthet, Abdel de Bruxelles, Christophe Chabouté, Carole Chaix, Jean-Luc Cornette, Kitty Crowther, Rébecca Dautremer, Johan De Moor, Philippe Dupuy, Christian Durieux, Jack Durieux, Laurent Durieux, Manuele Fior, Filippo Fontana, Philippe Geluck, J-C Götting, Danny Hellman, Maran Hrachyan, Alexandra Huard, Martin Jarrie, Joëlle Jolivet, Louis Joos, Philippe de Kemmeter, Eric Lambé, Stéphane Levallois, Liberatore, Loustal, Luz, Jeanne Macaigne, Milo Manara, Jean-Marc Pau, Dave Mc Kean, David Merveille, Ever Meulen, Nathalie Novi, Stéphane Oiry, David Prudhomme, Frédéric Rébéna, François Schuiten, Soluto, Brecht Vandenbroucke, Bastien Vives.
 
 
 Présentation filmée par La Foire du livre de Bruxelles,
avec Nicolas Tellop au micro pour présenter mon travail (début de la vidéo) :



Visite virtuelle de l'exposition par ici.

mercredi 23 décembre 2020

 


J'ai réalisé trois illustrations-hommages pour la très belle revue La Septième obsession qui publiait ce mois-ci un hors série consacré à Walt Disney.

À la gouache bien entendu : l'un des médiums les plus appréciés à l'âge d'or du studio. À la fois utilisée par les grands artistes dans leurs recherches graphiques, mais aussi pour les décors des films, et même pour les personnages animés sur cellulo. Vive la gouache. 
Je vous recommande chaudement cette revue, dont j'avais lu avec passion le numéro sur Miyazaki et le hors-série sur Dario Argento... Un regard particulièrement sensible aux questions de fabrication des œuvres, des articles qui vont sonder le fond et la forme du 7ème art avec intelligence... À découvrir ici.



Une partie I avec des articles sur les tout-débuts, Alice Comedies, Silly Symphonies, le dessinateur Ub Iwerks... et la révolution Mickey Mouse.







Pour la partie II du hors-série consacré à Disney de la revue La Septième Obsession, il était question de parler des grands classiques, des années 30, 40 et 50.
Pour résumer ça en une image :
J'ai voulu une forêt. Les forêts sont marquantes chez Disney, celle terrifiante et mouvante de Blanche Neige, celle douce et sauvage de Bambi, celle accueillante et protectrice de La Belle au Bois dormant, celle imaginaire sur l'île merveilleuse de Peter Pan...
J'ai voulu aussi un château, bien entendu.
Et surtout je voulais de la DANSE ! J'ai dessiné la valse de la Belle au Bois dormant dans les bois. Ce moment où elle tourne sur elle-même et que sa jupe s'enroule dans un mouvement parfait, a marqué toute une génération d'animateurs autour du monde.
Lorsque j'ai reçu le magazine : surprise ! Il y a justement un article de Dick Tomasovic sur "Les ballets dessinés de Disney".
"Précisément, cette idée de vie au cœur du dessin, de crédibilité du personnage, de démonstration de son affect, passe toujours par la danse. Chez Disney, le corps animé est toujours un corps dansant."
"Ce que comprennent, avant la plupart de leur concurrents, Disney et son équipe, c'est que le plaisir du film d'animation repose sur trois éléments : la fantasmagorie (c'est-à-dire l'inventivité graphique permise par le processus de métamorphose des images), la caractérisation (soit la puissance sympathique d'un personnage artificiel) et la pure jouissance du mouvement (un principe de kinesthésie, soit la capacité et le plaisir d'un spectateur à ressentir du mouvement par procuration). "

Cela corrobore exactement avec mes intérêts du moment, depuis mon travail sur le Lac des Cygnes, jusqu'à maintenant (car je travaille sur une nouvelle collaboration avec l'Opéra de Paris😊).











Partie III : Attraction. L'empire Disney, les Sixties, tomorrowland - l'obsession futuriste, l'utopie Disneyland.
Ingrédients : sourires, fusées, ballons baudruches, le petit monde de Mary Blair, couleurs sucrées et oreilles factices de Mickey.










samedi 19 décembre 2020

Dessin de presse pour Libération

 

Pour le journal Libération du 2 décembre j'ai illustré un article de Bruno Gibert à propos de la fermeture prochaine de la célèbre enseigne au store jaune du quartier latin. Ça tombait bien, en ce moment je suis d'humeur nostalgique, sur ce qui finit, sur ce qui n'est plus.
Sous la direction artistique de Nicolas Valoteau, qui m'a réclamé "mon bleu" et "mes pavés". :-)
 
 


mercredi 9 septembre 2020

O'Contraire le film

 


Ça faisait longtemps qu'on ne vous avait pas fabriqué un petit dessin animé !
Laissez-vous raconter le tout début de l'histoire avec la voix de Didier Decoin.
 
Comme toujours réalisé avec Julien Thomas, fait à la débrouille, avec beaucoup de patience et surtout beaucoup d'amusement à voir mes personnages prendre vie. C'est magique...
 
Les autres petites vidéo sont toujours visibles en suivant le lien à droite.

mardi 8 septembre 2020

O'contraire

 

 

 


J'ai l'immense plaisir de vous présenter le jeune poulain nommé O'contraire, le personnage de mon nouvel album, écrit par le grand Didier Decoin.
Une merveille de bébé cheval, qui a déboulé au galop en librairie le 3 septembre !  
 
Presque entièrement peint pendant le confinement, fait de grandes plaines vertes irlandaises à perte de vue, comme une nouvelle fenêtre qui donnait un peu de perspective entre les quatre murs de mon appartement.
 




Depuis sa sortie, le petit poulain gonfle le torse et s'ébroue avec joie dans la presse...
 







L'émission de France Inter où Didier Decoin parle de notre livre est encore en ligne ici.
à 39'50.


lundi 22 juin 2020

Montagnes d'Ouganda

Illustration libre que j'avais peinte à mon retour d'Ouganda. Inspirée par mes souvenirs de la région montagneuse du lac Bunyonyi. En plein milieu de l'Afrique cet endroit est unique, et pourtant me faisait penser à divers pays éloignés : l'atmosphère fraîche des cols me rappelait l'ambiance familière des cols de montagnes alpins, avec les rares maisons en bois au toit pentu, l'herbe plus verte, les enfants habitués à jouer avec un panorama incroyable sur les lacs d'altitude... Les tissus épais et chauds à carreaux portés par tous, aux belles couleurs rouge vermillon - bleu roi dans le brouillard froid et sous une bruine permanente m'évoquaient l'Ecosse (alors qu'il s'agit de tissu Maasaï...) Les grandes grues royales et les collines découpées en escalier par la culture de riz, les petites cascades, me faisaient penser à des estampes japonaises. Les grasses vaches de montagne aux grandes cornes m'emmenaient carrément dans des contes fantastiques. Tout ça à la fois, et mieux encore !

lundi 15 juin 2020

Expositions en location

 
Situation actuelle oblige... l'ensemble de mes expositions d'illustrations originales est rentré au bercail. Deux d'entre elles sont revenues après avoir passée le confinement dans une bibliothèque désertée et silencieuse. Ça faisait longtemps qu'elles n'avaient pas autant encombré mon salon ! En général elles voyagent à droite à gauche pour montrer aux petits et grands le travail qui se cache derrière la réalisation d'un album illustré, permettent de montrer la vraie couleur des pigments originaux, et aussi de dévoiler les croquis, les recherches, la naissance d'un personnage sur un bout de papier... 

Amis bibliothécaires, chargés de culture, programmateurs etc. si l'envie vous viens de présenter au public une exposition d'un album jeunesse la saison prochaine, voici les expos en location déjà prêtes : alexandrahuard.com/expositions

Je voudrais prochainement mettre en place 2 nouvelles expos, une XXL et une toute petite pour les mini-espaces, j'espère d'ici la rentrée de septembre.

lundi 30 mars 2020

Jules Verne








Il y a trois ans j'avais illustré un texte de Jules Verne pour la collection Boussole, aux éditions Belin.
Une collection pour lire et étudier en classe les textes littéraires d'hier et d'aujourd'hui.
C'était Le Tour du monde en 80 jours.
Cette année j'ai illustré, toujours pour la même collection, Vingt mille lieues sous les mers.

J'ai eu beaucoup de plaisir à me replonger dans ces histoires. C'est un format poche, j'en ai profité pour peindre des petites gouaches très colorés avec un style plus spontané.








 - Vingt mille lieues sous les mers, Jules Verne, éditions Belin 2020








 





- Le Tour du monde en 80 jours, Jules Verne, éditions Belin 2018